En route

Mon parcours

Sur la carte tu peux voir

  • en rouge le parcours théorique (si tu es sur ipad ou iphone tu ne le vois pas, bug chez garmin)
  • en bleu le parcours effectif (dès le 2.1.2019), mis à jour chaque heure, quand je suis en vadrouille

Mes impressions

On trouve ici les impressions sur le raid en cours. Pour le passé voir les sous-pages.

Raid 14 - Larche / Menton

09.04

Je me lève du pied gauche. Ai mal dormi.

Le soleil rechauffe un peu l’ambiance et je pars après un petit-déjeuner de qualité vers le col de Larche pour rejoindre 70 km plus loin Borgo San Dalmazzo.

Je traverse des villages connus lors de mon trip d’été de il y a quelques années.

Les jambes tournent bien, le reste non.

Le vent souffle dans le sens contraire et rend la progression difficile,

Premier orage pour moi, qui est déjà tranquil dans ma chambre.

On me dit que demain en 3 heures je serais au col de Tende, car je roule sur un tracteur. Onles appelle ainsi ici les vtt.

Je me coucherai assurement encore avec le pied gauche et demain sera un autre jour.

10.04

Le souper à base de poisson du soir d’avant m’a réconcilié avec le monde. Dans le petit bistrot choisit au hasard l’ambiance est bien sympa. La télé a fond la caisse branchée sur une chaine foot et tout le monde est tantôt joueur, tantôt entraineur et dans le pire des cas arbitre. Je sors en serrant la patte au patron qui m’a adopté comme le porte bidon de son équipe du coeur.

Le bed and breakfast ou je loge me sert un petit déjeuner mythique pour le peu d’energie que je peux ingurgiter. La journée pourtant en demande.

Je pars pour la montée au col de Tende avec mon « tracteur ». Le tunnel est fermé pour des raison techniques et j’ai la paix sur la route. Le bon dieu, voyant le route vide, il décide d’anticiper les nettoyages de printemps, et m’envoie des seaux d’eau. Je suis trempe. En plus le bon dieu décide de baisser la température. A Limone je m’enfile dans la gare et je fais sécher les habits sur les radiateurs de la salle d’attente.

En attendant l’éclaircie qui ne vient pas, j’aide un monsieur à faire son billet de train. Cette machine ne veux rien savoir de sa carte de crédit sans un bon code. Mais comment lui le faire comprendre ?

Il continue de pleuvoir.

Je passe de l’autre coté du col et je loge dans un prieuré transformé en hotel. Il s’agit en fait d’un lieu de travail protégé. Sous l’oeil attentif et discret des encadrant ces personnes ce donnent à fond pour le bien des client. Je vis quelque scènes qui me fond bien sourire.

Le soir j’étudie attentivement la météo du jour suivant. Je partirais tôt dans l’espoir d’arriver à Sospel sec.

11.04

Il est 7h20 quand je commence à pédaler.

Le tunnel toujours fermé fait que la route n’est pas parcourue par le trafic Cuneo - Ventimiglia. Marrant comment l’histoire a fait que cette vallée soit à moitié française et à moitié italienne. A Roya je bifurque sur Sospel. L’avant dernier col avant Menton. Les premiers oliviers se montrent. La nature est maintenant clairement méditerranéenne. Il a assurément du faire très chaud les semaines précédentes car la nature est bien réveillée. Le parcours de la route à moment est trop plat et à moment est trop raide. je comprend pourquoi j’aime plus le ski de randonnée; il me laisse la liberté de dessiner mon chemin. Je souris en moi en faisant cette réflexion.

Juste après avoir passé le col je m’arrête pour deux raison. M’habiller pour la descente certes, mais surtout pour contempler la vue. Les nuages, qui se densifient, me laissent encore la chance de voir la mer. C’est la première fois que je la voie dans ce voyage et c’est un moment intense d’émotions.

En descendant sur Sospel les nuages se densifient encore plus et le brouillard fais son apparition. A deux kilomètres de Sospel les premières grosses gouttes tombent. Heureusement que je suis parti tôt.

Je visite Sospel sous la pluie. Je prend un café pour me réchauffer, me sécher et décider la suite.

Rester à Sospel la nuit ou parcourir les 17 km qui me restent pour rejoindre la mer ? La pension ou je prend le café est froide et humide. Un couple d’américains ne recherche d’un logement dans cette ville me parlent de la route et de ces difficultés.

Au fond de moi ai envie d’en finir avec ce vélo. Pas envie de passer la journée dans une chambre d’hotel à Sospel et repartir sous la pluie direction Menton. Mais dehors il flotte vraiment bien. Mon coeur balance.

Je règle mon compte et je pars. Pour raccourcir mon chemin je brave une interdiction de rouler avec les vélos. Je gagne ainsi 200 m de dénivelles. Je rejoint et traverse le tunnel en bravant le rappel de l’interdiction. Une petite monté et soudain je vois Menton et la mer. Je m’arrête et malgré la pluie et le froid je regarde. Plein de sentiments m’envahissent. Je reste encore un moment.

Je repart concentré dans cette descente qui va m’amener à Menton. Dans un virage je croise un autre cycliste. Le pepe de 80 ans de Sospel, se rend tous les jours à vélo a Menton pour se baigner (34 km et 1500m de montée entre aller et retour). On échange encore un moment sur les beautés de la vie et on pars chacun de notre coté. Sacré rencontre celle-ci.

Je passe sous le pont de l’autoroute, la circulation se densifie et deviens de plus en plus méfiant. Une photo pour le panneau de Menton.

J’avance tranquillement vers la mer. Un dernier virage et à perte de vue j’admire sa couleur.

Il pleut, j’ai froid mais égal.

Je pose les mains dans l’eau et une vague me mouille presque.

Photos de tradition, comme si on peut immortaliser les sentiments véçus en ces moments.

Sous la pluie intense je parcours, vélo à la main, la plage séparant le casino du vieux port et je remonte la rue piétonne. Ces derniers mètres parcourus à pieds sont très intenses et importants pour moi.

Je choisi un hotel parmi ceux qu’ont m’a suggéré.

Une longue douche me réchauffe le corp, Le coeur étant trés chaud.