Raid 01/02

Après une transition facile entre la maison et Losenheim les choses intéressantes débutent.


03.01

La neige et le vent sont au rendez-vous. Des rafales estimées par la météo à 80 km\h. Je me disais en montant mes premiers 800 m. que de l’autre côté du col, je serais protégé. Et ben non :-)

Application de la variante 4 du parcours original et retour sur Puchberg.

J’ai gagné une chaleureuse discussion avec deux françaises de Menton et un long échange avec un chauffeur de bus pas content de conduire sur la route blanche.

Je vous conseille la soupe de bratwurst si vous passez par là :-)

04/05/06.01

Vendredi j’avais prévu de me déplacer de Raichenau an der Rax à Altenberg en passant par les alpages de la Rax. La météo semblait potable, avec l’arrivée du vrai mauvais prévu que en soirée. Sur toute l’étape 3 cabanes étaient marquées.. Le vrai mauvais à pris de l’avance et à midi j’ai été pris par surprise; en 5 minutes ce que j’avais sur moi a instantanément gelé. J’avais fait l’erreur de mettre le masque sur le bonnet et mouillé par la transpiration il était inutilisable. Le vent couchant tout par terre, après une bonne heure de bataille j’ai rejoint la cabane. Le piolet m’a grandement aidé à ouvrir la porte fermée à clé ! Dehors la tempête est tellement forte que la cabane bougeait. Je m’installe pour la nuit et heureusement que j’arrive à accéder au local du gardien. La soupe aux lentilles cuit dès que j’ai mis la main sur l’allume feu. Le vent renforce son arrogance,

La journée du 05.01, ai passé le temps à réfléchir, à lire, à dormir et à préparer la retraite pendant que la météo se montrait sous ses mauvais jours.

J’ai pu tester que je dors bien à -3 avec mes habits, que le téléphone satellitaires fonctionne bien, que l’ipad aussi. J’ai optimisé la consommation d’énergie pour l’iphone et j’ai encore plus compris le fonctionnement des apps de toutes ces technologies. Malgré tout ai quand même préparé le parcours sur carte et papier avec la boussole.

J’ai compris que comme avec la boussole, la distance entre les points gps doit être petite.

L’erreur du masque est imprégnée en moi, dès que je trouve j’en aurais un deuxième dans mon sac.

En ce moment faut pas que je tombe sur quelqu'un de chez garmin qui me parle du modèle inreach. Bon gps, bon pour les prévision, mais non fiable pour les messages !!!

J’ai compris ce que le chauffeur du bus voulait dire avec le vent de Russie !!!


Ce matin, le 06.01, réveil à 6h30, je fini de préparer le sac et Je pars très déterminé. A 10h30 je bois un bon capuccino très content !

Sur mon chemin ai dérangé un lagopède. Magnifique moment. Il bravait le vent et la neige avec élégance. Le brouillard à aussi fait son apparition.

Au vu de la situation météo je vais essayer de rejoindre Eisenerz. La route est pour le moment fermée.

07.01

La situation en montagne est vraiment critique. Prévision météo mauvaises pour quelques jours encore, bulletin avalanche critique, routes fermées et transports ferroviaires aussi. Bref, une visite à Leoben, cité du coin s’impose. On verra pour la suite plus tard.

08.01

La visite de Leoben continue.

Depuis des siècles cette région est stratégique dans la production du fer pour l’Europe. Les Français avec Napoleon étaient ici avec la volonté de y rester, le 3ème Reich aussi mais ce peuple à toujours su reprendre ce qui lui appartenait. La crise de la métallurgie de 1980 a fait beaucoup de mal à la région qui avec difficulté et determination se relève tout doucement. La métallurgie reste sa force ...

Demain je partirais en direction de Trieben en transports publiques. Ce village est un point d’étape de mon parcours. De la plusieurs variantes pourront se décider.

09.01

Je pose mon pied sur le quai de la gare de Trieben seulement vers midi. Le train, à cause du beau temps, avait un retard de 45 minutes.

Je pose mes affaires à l’hotel et je pars visiter les alentours. A Trieben il ya une grande usine et une grande partie des bâtiment c’est clairement du locatif, Rien de bien joli comme village, surtout que dans la vallée passe aussi l’autoroute avec son bruit continu. Faut vraiment que je parte d’ici au plus vite.

Je déniche le chemin que je souhaite emprunter demain et je rentre après trois heures de ballade dans mon logement où je souhaite organiser les deux prochaines nuits. La dame qui gère la pension prévue pour demain soir me dit que elle doit fermer cause évacuation et que même ou je souhaite aller le jours d’après c’est mal parti ! Zut, Pourtant allais pas haut, pas dans des pentes, bref je restais pratiquement sur la route.

Je regarde si aller au sud des alpes serait une bonne idée. Le bulletin avalanche plus au sud est meilleur et les prévisions météo aussi. J’appelle une connaissance guide, qui en rigolant me dit « normal, s’il y a 10 cm à 2000 m c’est beaucoup et en plus tu auras plein de cailloux ».

La j’ai besoin de bouger, que la météo soit bonne ou pas !

Schladming est à 60 km et à partir de demain je vais la bas le temps que la situation se calme et je préparerais la traversée Schladming - St. Andrä, si tout se met au mieux.


En attendant le train j’ai écrit ces mots

« Le temps, ce mot aux multiples significations, qui me n’est pas comme je voudrais pour mon projet et qui de part se fait est source d’espaces permettant de réaliser plein d’activités inattendues ou presque.

Je réalise, grâce aux échanges occasionnels, le cadeau que je me suis offert ! Des yeux illuminés, des sourires, des poignées de mains souhaitant bonne chance, mais surtout des partages.

Tiens par exemple l’autre soir, sans le savoir me suis assis au ´stamm’. Une dame s’assied aussi et entame la discussion qui a duré une bonne heure.

Elle a dit une phrase qui m’a marqué « Mon passé et mon présent font que je ne peux pas me permettre une telle liberté dans le voyage. J’ai par contre toujours exercé ma liberté quotidiennement, depuis toute petite; je dois remercier tout particulièrement mes parents de m’avoir inculqué cette faculté ».

10.01

Journée tranquille de ski sur piste à Schladming.

A midi je m’arrête boire un café. Un couple s’assied à la même table et la discussion démarre. Lui apparemment entrepreneur à succès, prenant que quelques heures de liberté, ne comprend pas du tout ma démarche. Sa femme prenant la balle au bon pour lui rappeler que il peut voir la vie autrement, Le mâle alpha qu’il est ne peut pas entendre ça, bien évidemment. Je me marre pendant un moment et quelques moments après je les laisses, car ce n’est plus amusant.

11.01

Journée sportive sur les pistes, ou presque. C’est la première fois que je vois vraiment le soleil. Malheureusement le mauvais arrive de nouveau.

La poudreuse, il y en a en grande quantité. Dans la forêt il ne faut pas tomber, car se relever peut devenir un réel défi.

Les photos parlent d’elles même.

12.01

Après belle journée de hier et comme prévu par les météorologues, la matinée continue à être sous les flocons. Hier j’avais dessiné un parcours à peau me menant au sommet des pistes par une série de pentes et de chemins forestiers.

D’abord je longe une rivière sur quelques kilomètres et après je commence à monter.

Malgré le vent et la neige il fait chaud, la trace devant être faite.

Sur mon chemin je croise à maintes reprises des étables. Des fois elles sont vides, D’autres fois elles abritent des chevaux. Je m’arrête caresser des chevaux et en voyant les balles de foin posées à l’abris, mais à accessibles je me dis que avec toutes cette neige ça fait l’affaire des cers, de chevreuils et de tout autre herbivore. Je longe le foin à la recherche de signes prouvant mes réflexions. La chance veut qu’un chevreuil broute. Je sort l’appareil, il m’a senti. Deux clicks et je part pour pas trop l’affoler.

C’étais ma rencontre de la journée.

Au sommet je me glisse dans un de ces restaurant d’altitude pour manger une soupe bienvenue. C’est samedi et il est bondé et bruyant, trôp pour mon moi.

Le danger baisse tout doucement et la météo semble s’améliorer un peu plus au sud à partir du 15. Suis content !

13.01

Il pleut à Schadming.

Lecture, préparation de course, dolce far niente.

14.01

Déplacement à Sankt Margarethen. J’espère que c’est le bon choix.