Raid 10/11

07/08.03

Repos et préparation du raid Airolo / Cogne à Lurengo.

Départ à deux le 09.03.

09.03

Le parking de All’Acqua est remplis comme tous les we d’hiver. Le papa de mon nouveau compagnon nous a gentiment déposé ici. Il est 8h et on pars tranquillement. Les prévisions météo ne sont pas optimistes, mais peu importe, on verra chemin faisant.

Le sac est un peu plus chargé car on prévoit une nuit dans une cabane non gardiennée.

On prend un café à Maria-Luisa à 10h et on enchaîne pour notre deuxième journée. Deux étapes en une. Sur la route entre Riale et Maria-Luisa on croise beaucoup de monde. Trop à mon gout.

On remet les peux direction Nefeljou et rifugio Margaroli (https://www.rifugiomargarolicai.com). Le brouillard enveloppe des sommets de plus en plus prêts de nous, et le vent bouge de plus en plus de neige. La pente nous amenant au col pourrait être très chaude, mais la non. Au col je retrouve les conditions d’Autriche. Descente sur la cabane.

Un de ces lieux ou on se sent bien accueillis. Teddy et Tizi le font avec bienveillance. Merci beaucoup.

Une équipe d’anciennes gloires de l’alpinisme italien est aussi présente. Les histoires héroïques fusent au point que je commence à croire aux anges gardiens.

Une autre équipe présente est plutôt dans le genre première expérience en cabane teintée d’un élan spirituel. Il est vrai que la montée depuis la vallée se fait sur une piste large deux mètres et balisée.

Notre arrivée en cabane par un temps difficile et la pile de cartes que nous posons sur la table pour discuter la suite entre nous, attire l’attention et les questions. Poliment on répond et on explique.

Les prévisions météo empirent. Neige, pluie, vent fort toute la nuit.

10.03

Tenter la traversée sur Alpe Devero est à nos yeux un non sens.

Attendre une amélioration météo de au moins deux jours nous permettant de rejoindre le col du Simplon, d’ici mercredi, une impossibilité.

On décide de rejoindre le fond de la vallée et de remonter au Simplon en transports publics.

Autostop jusqu’à Domodossola et car postal.

La neige très humide freine notre descente. Le vent tellement fort nous fais avancer. Il suffit d’ouvrir les bras pour augmenter la prise au vent et hop ... on avance.

A Domodossola, il fait beau et chaud. La situation typique du foehn.

15h nous remettons les skis au Simplon pour une petite sortie, même si les conditions sont moches.

On croise, et c’étais prévu, le cours chef de course 1 du cas. Une participante sort des rangs, et cours vers nous. Des retrouvailles pour moi, pleines d’émotions. Magique de les vivres. Merci de toute cette belle spontanéité.

11.03

La météo est des plus moches.

Mon compagnon retourne au travail. Merci de ces jours de partage.


La journée a été bien animée.


En restant au café, une fois que mon compagnon et que le participants du cours cas sont partis, je discute avec la propriétaire. Elle me raconte les anecdotes qu’elle a vécu en gérant le lieux. Plein de moments de partage de sa part. Ses yeux brillent lorsqu’elle raconte. Elle parle aussi de ses coins préférés ou elle se ressource. La nature donne à ceux qui veulent bien en profiter.

Au fil des discussions on décèle l’amour qu’elle peut avoir pour les gens. Cet amour qui fait que on se sent accueillis. Je suis par contre sur que elle ne joue pas avec; elle le dit elle même, ca passe pas avec tout le monde. Pour vérifier mes dires, vous pouvez visiter http://www.hotel-simplon-blick.ch.


Dans l’après midi, les futurs chefs de course reviennent. Je reste assis proche d’un groupe pour écouter leurs discussions. Toujours très interessant pour moi, avide d’en savoir toujours plus.


C’est l’heure de l’apéro avec les français. Ils ont rejoint le simplon en transports publics. On fait plus connaissance, on discute les plans et on décide d’unir les forces pour la traversée sur Saas-Fee en prenant une variante sûre.

12.03

8h15 j’ai salué tous les futurs chefs de courses et leurs formateurs. Ai fait des belles rencontres. Merci. J’en salue très particulièrement une, avec qui je suis lié d’une profonde amitié.

On se retrouve avec les amis français et on part tranquillement. Journée magnifique, un poil froide et bien ventée. En montant je fais causette avec l’une ou l’autre. Ces jeunes retraités sont tous très actifs, pleins de projets, magnifique ! Japon, Iran, Maroc, ... bref une liste de rêves.

On est au sommet du Spitzhorli. On retourne au col et le groupe se sépare. Qui continue vers Saas et qui rentre.

J’ai mal fixé un ski et dans une traverse sur neige très dure je le perd. 100 mètres plus bas il s’arrête. Je suis en colère contre moi. Ça aurait pu avoir des graves conséquences !!!

On continue la descente dans une neige plaisante. On traverse la rivière et on remonte d’un pas dynamique. En une heure les sommet des pistes de Vispenterminen est atteint.

Ma malléole me fait mal, malgré mes astuces. Je paie probablement le prix de la blessure pas soignée lors d’une chute en grimpe.

A Saas je dois voir pour faire élargir les chaussures.

Descente sur les pistes ouvertes ou non et voilà. La traversée est terminée. En bus on se rend à Saas-Fee.

Le ciel bleu de ce matin a été remplacé par la grisaille et le mauvais s’installe comme prevu. Prochaine fenêtre de beau, samedi. Pour la traversée sur Zermatt. La montée à la cabane Britannia se fera vendredi.

13.03

Le mauvais est bien là.

Après un bon petit déjeuner, je part à la recherche du magasin de sport. Le plan élargissement est trouvé.

L’après midi je me laisse masser. Ça fait vraiment du bien. La masseuse me rend conscient des muscles oubliés :-)

Vers les 17h des visites arrivent. Qui pour m’accompagner quelques jours et qui juste le temps d’un repas.

Je suis très touché par ces visites. Un grand signe d’amitié.

14.04

Mauvais.

Je récupère les chaussures avant que le mauvais devienne très mauvais.

On flâne.

15.03

La vent et la neige ont eu une nuit de travail compliqué. L’accès à la cabane Britannia est bloqué jusqu’au moment où ils peuvent miner la route. Donc, donc il faut se rendre à Zermatt autrement.

On partage le taxi avec les amis Français. Et oui, un taxi à 4 coute moins que les transports publics.

Dans l’après midi à Zermatt visite du musée alpin.

Le copains Français se font embarquer leurs sacs par un transporteur. C’est la panique, résolue avec efficacité par la coordinatrice du dit transporteurs. Dans ces sacs on a tout, l’essentiel et pas plus. Cet essentiel est par contre vital.

Mes chaussures semblent être ok.

16.03

Par beau temps il faut mettre les skis. En utilisant les remontées mécaniques j’ai espoir de monter vers le Stockhorn. De là une montée vers la cima di Jazzi et après une belle descente. C’est le plan. C’était sans compter que pour prendre la dernière cabine faut être guide ou prof de ski ! Une rage profonde. Le protectionnisme amène à des aberrations. Ceux qui défendent la liberté en montagne (les guides) sont ici les mêmes qui réservent des espaces de jeux pour eux et leur clients. Après une descente on met les peaux et on s’éloigne de la masse en direction du Strahlhorn. Le plus beau moment de la journée c’est quand on fait une petite (mais tout dépend des points de vues) pause sur un banc à l’abris du vent. Le silence. Le panorama.

En descendant à la station une discussion animée s’entame avec la caissière et pour finir elle rembourse une petite partie du forfait. Une question de principe pour moi.

17.03

Départ pour Champorcher en passant par le Théodule et Cervinia en montant un bout avec les remontées. Le vent fort rend impossible la montée au Petit Cervin, mais la caissière nous vend le forfait jusqu’à Trocknersteg. On mettra les peaux pour aller au Théodule. A Füri on nous bloque, car la montée à Trockersteg n’est que pour les piétons. Si t’as des skis ça vas pas. L’ours paisible que je peux être s’énerve. L’employé appelle le chef qui téléphone à son chef qui, 15 minutes après nous accorde le droit de prendre la cabine pour Trocknersteg. Heureusement que nous quittons Zermatt.

Le vent plus ou moins fort nous accompagne à la montée. Heureusement qu’il est pas froid.

On enlève les peaux au Théodule sous les yeux de la police des pistes italienne. Descente tranquille sur les pistes vers Cervinia. Vu du haut le village est moche. Vu de près il est très moche.

Déplacement en bus à Champorcher ou nous sommes accueillis dans une pension. L’assiette valdotaine est suffisante calmer la faim et remplacer le souper.

18.03

Le début d’une longue journée se fait par un bon petit déjeuner. Produits locaux, magique. Le jeune qui tient la pension est très gentil, cool. L’autostop en attendant le bus nous mêne au point de départ. Pas de neige à 1500 m, pas mal de vent mais beau.

Le télé nous monte de 500 m. On descent dans un vallon à l’ombre et à 1800 on met les peaux. Rive gauche est sans neige au contraire de rive droite. La recherche d’itinéraire est interessante et je dois me habituer au nouveau matériel topographique. Un premier refuge et on continue à monter. Une dizaine de kilomètres linéaires et 1300 mètres de dénivelles peuvent être long. La descente sera aussi longue, surtout que la neige se termine à environ 8 km de Cogne, mais la chance fait que pour les 5 dernier km on trouve un passage en voiture.

Excellent souper dans mon restaurant « sant’orso (saint ours)».

Le raid Airolo-Cogne se termine ici. Le temps m’a pas permis de tout faire comme prévu, mais c’est ainsi. Les moments passés sur les skis ont été magiques tout comme ceux passés à glaner, en attendant le beau. Merci de tout coeur.

19.03

A 9h15 le bus part pour Aosta avec à bord mon accompagnante. Je suis particulièrement ému. Reconnaissant, entre autre du fait que, malgré qu’elle est débutante dans ce sport, elle a tenus à m’accompagner ces quelques jours. Merci de tout coeur.

Je visite Cogne, je discute avec un jeune du village, je prépare la suite.